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Le Groupe Visegard victime collatérale de la guerre en Ukraine

Jacques RUPNIK

Politologue français

 

Jacques Rupnik, spécialiste des pays d’Europe de l’Est, nous a démontré à quel point la décision de Vladimir Poutine d’attaquer un pays à l’Ouest de la Russie réveille les traumatismes du passé et perturbe le groupe Visegard.

Jacques Rupnik intègre Sciences Po en 1972. Entre 1977 et 1982 il est spécialiste de l’Europe de l’Est au BBC World Service.  De 1990 à 1992 il conseille l’ancien président de la république tchèque Vaclav Havel, durant l’effondrement de l’URSS. Il occupe un poste de directeur exécutif de la Commission internationale pour les Balkans à la Carnegie Endowment for International Peace de 1995 à 1996. Il est membre du conseil scientifique de l’Institut des relations internationales à Prague de 2007 à 2017. Et est membre du Conseil de l’Institute for Historical Justice and Reconciliation à La Haye de 2010 à 2017.

Le groupe Visegard d’une ambition Européenne à un retour à l’État-nation

Créé en 1991 par un groupe d’hommes politiques polonais, hongrois et tchécoslovaques, dont Vaclav Havel, le groupe de Visegrad avait pour but de faciliter l’intégration européenne après la chute de l’URSS. Néanmoins, les chefs d’État actuels de ses États membres ont réorienté l’objectif initial du groupe vers la diminution de l’influence de l’Europe dans leurs pays respectifs au nom d’une alternative : les démocraties illibérales. L’Union doit désormais faire face à la dualité de son approche à l’Est, où l’on recherche à la fois la construction d’un État-nation et l’intégration européenne. À terme, cela signifierait reconnaître la nécessité d’une intégration européenne à plusieurs vitesses.

Une organisation de plus en plus divisée

La guerre en Ukraine a fait naître un schisme entre la Pologne et la Hongrie, les deux moteurs de cette organisation. De fait Viktor Orban félicite Poutine qu’il qualifie de modèle tandis que la Pologne apporte son soutien à Zelensky tout en augmentant la présence de l’OTAN sur son territoire. En effet l’ouverture de la base de Redzikowo à seulement 250km de la Russie en est l’illustration. Confronté à la menace Russe, le groupe Visegard est désormais contraint de choisir entre l’autocratie russe et la démocratie européenne. Ce groupe devra nécessairement se redéfinir, ainsi que ses valeurs idéologiques et politiques, après la guerre.

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