Participation de
l’Institut Aspen France
au Paris Defence and Strategy
Forum 2026
🛡️ Retour sur la participation de l’Institut Aspen France lors du Paris Defence and Strategy Forum
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#PDSF2026 sur le rôle de la société civile dans la défense.
Avec des représentants des sphères publique, privée et académique :
– Tomas Godliauskas, vice-ministre de la Défense nationale de Lituanie ;
– François-Xavier Priollaud, vice-président de la Région Normandie ;
– Anne Pointet, directrice de l’engagement chez BNP Paribas ;
– Dorothée Belle, associée chez EY ;
– Goran Buldioski de la Hertie School à Berlin, affilié à l’Institut Jacques Delors ;
– Rasmus Dahlberg, professeur au Centre pour la sécurité et la résilience sociétales de la Roskilde University au Danemark.
Tous convergent vers une conviction :
👉 La défense est l’affaire de la société dans son ensemble.
🔹 Planifier la préparation de la société à la défense
Face aux menaces hybrides et à un environnement où les conflits se multiplient, la préparation ne peut plus être uniquement militaire. Elle suppose une planification globale, intégrant les institutions, les collectivités, les entreprises et les citoyens, avec un langage commun et des rôles clairement définis. Les exemples lituanien et danois montrent que cette approche systémique est non seulement possible, mais nécessaire.
🔹 Les entreprises, acteurs clés de la résilience
Les entreprises s’affirment comme des acteurs à part entière de la défense. Engagement dans la réserve, continuité des activités en situation de crise, contribution au financement des enjeux de souveraineté : elles participent directement à la résilience nationale. Elles sont aussi un levier puissant pour donner du sens et répondre aux attentes croissantes d’engagement de la part de leurs collaborateurs, particulièrement des jeunes.
Créée en 2016, la garde nationale est passée à 82 000 réservistes avec un objectif de 160 000 en 2030 ; pour passer d’une réserve d’appoint à une réserve pleinement intégrée. Pour y parvenir, les entreprises peuvent signer une convention qui facilite l’engagement et la disponibilité des réservistes. Seuls 21% des réservistes viennent de grandes entreprises or c’est un levier majeur de la préparation de la société à la défense.
🔹 Éduquer et mobiliser la société face aux guerres hybrides
Cybersécurité, désinformation, conflits hybrides : les menaces actuelles imposent une montée en compétence collective. Cela passe avant tout par l’éducation, en mobilisant l’ensemble de la société civile. Avec un mode opératoire simple : convaincre, expliquer, impliquer ! C’est à cette condition que l’on construit un véritable esprit de défense.
💡 Un point clé ressort des discussions : la société est souvent prête à s’engager, encore faut-il lui donner les moyens, le cadre et le récit pour le faire.
Un grand merci à l’Académie de défense de l’École militaire pour cet espace de dialogue essentiel, ainsi qu’à Jean-Christophe Bas, modérateur du panel et VP de l’Institut Aspen France, pour la qualité des échanges.



