250ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis : quel avenir pour les relations transatlantiques ?
Aurélien Lechevallier
🇫🇷 🇺🇸 Comment réinventer le pacte franco-américain ?
250 ans après l’indépendance américaine, une relation historique, des tensions bien réelles et une conviction : le dialogue est plus nécessaire que jamais.
Aspen est né de l’initiative de philanthropes américains convaincus qu’un dialogue ouvert entre les cultures, les sociétés et les responsables publics pouvait contribuer à construire un monde plus pacifique. Cette mission demeure au cœur de l’Institut Aspen France, particulièrement dans les liens qu’il fait vivre entre l’Europe, la France et les États-Unis.
Comment trouver le bon équilibre dans la relation transatlantique, sans renoncer à nos intérêts ni à notre capacité d’action ?
À l’approche des élections américaines de mi-mandat, Anne-Gabrielle Heilbronner a reçu Aurelien Lechevallier, nouvel ambassadeur de France aux États-Unis, lors du dernier Déjeuner Géopolitique de l’Institut Aspen France.
De cette discussion, modérée par Jean-Christophe Bas, quatre réflexions se dégagent :
⚖️ Une relation contrastée.
L’histoire franco-américaine alterne convergences et tensions. Aujourd’hui encore, les séquences constructives, comme le G7 à Évian et l’accueil du président Trump à Versailles, côtoient des désaccords, notamment autour du Conseil de paix créé par les États-Unis, perçu comme une alternative à l’ONU et dont la France ne fait pas partie.
🤝 Un espace de confiance à préserver.
La relation avec les États-Unis ne peut se réduire aux transactions et à la concurrence commerciale. La France cherche à préserver la confiance construite par l’histoire et les valeurs partagées, tout en défendant ses intérêts. Un enjeu concret : identifier les domaines où les intérêts français, européens et américains convergent pour y bâtir des projets communs.
🇪🇺 Une place à repenser pour la France et l’Europe.
Les interrogations sur le leadership et la fiabilité des États-Unis appellent l’Europe à prendre davantage ses responsabilités. Sans rompre avec Washington ni remettre en cause l’OTAN, elle doit consolider sa propre sécurité, son autonomie stratégique et sa capacité à peser sur la scène internationale.
🗳 De nouvelles lignes politiques à suivre.
À deux mois des élections de mi-mandat, le clivage républicains-démocrates ne suffit plus à saisir les fractures de la société américaine. La montée d’un courant socialiste témoigne des attentes d’une partie de la population qui se sent délaissée. L’administration Trump s’engage activement auprès des candidats républicains, dont certains prennent toutefois leurs distances.
Un grand merci à Aurelien Lechevallier pour ces échanges et à EY pour son soutien.



